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La polémique causée par la vidéo d’un producteur tabassé par des policiers s’installe et prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux. La polémique porte sur le droit de filmer les forces de l’ordre pendant leur travail. Quatre policiers sont donc suspendus, et le ministre de l’Intérieur demande la révocation de ces derniers. Le Site Loopesider a publié des images filmées de ce qui s’est passé. Un homme noir Michel Zecler recevant des coups par des policiers, le tout se passe devant l’entrée d’un studio de musique situant au XVIIe arrondissement de Paris.

Michel Zecler a dit « on m’a dit + sale nègre+ plusieurs fois, et en me donnant des coups de poing ». Il est d’ailleurs venu porter plainte en compagnie son avocat à IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale). I il a par la suite rajouté : « Je voudrais juste que le travail de l’IGPN ndlr soit fait (…) Je n’ai aucun doute là-dessus ».

Gerald Darmanin est revenu sur l’affaire lors de son passage au JT de France 2. Le ministre a jugé les images d’ « inqualifiables et choquantes ».  Le ministre estime que : « les faits laissent peu de place au doute ». Il a parlé de la « révocation » des policiers qui ont commis l’acte. Il a dit que ces policiers : « avaient sali l’uniforme de la République ».

La suite de l’affaire

Trois des quatre policiers mis en cause sont suspendus. Le dernier est soupçonné d’avoir lancé une grenade lacrymogène dans le studio de musique. Il se voit être suspendu aussi par la suite. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, selon la source AFP. Gerald Darmanin a confié qu’il souhaitait que le préfet de police Didier Lallement continue d’ « exercer ses fonctions ». Le ministre a souligné qu’il défendait le travail des forces de l’ordre et leur apporte son soutien : « sur les trois millions d’opérations de police effectuées chaque année, il n’y a que 9 500 signalements ».

Le ministre de l’Intérieure Gerald Darmanin critiqué fortement

Une source gouvernementale avait informé que Gerald Darmanin avait été reçu par le Président de la République, qui selon la source encore, suivrait de près toute l’histoire. Des personnes proches d’Emmanuel Macron ont tweeté leurs indignations face à tout ce qui s’est passé. Gerald Darmanin entre au Beauvau en juillet. Depuis, le ministre gère les accusations portées à l’encontre des policiers et gendarmes. Les bavures pendant les opérations ont été la cause des critiques portés à l’encontre du ministre : manifestation contre le projet de loi sur la sécurité globale à l’Assemblée Nationale le 17 novembre, entre autres. Il y avait aussi l’évacuation d’un campement de migrants sur la place de la République lundi.

Gerald Darmanin attendu à l’Assemblée Nationale le lundi à 18 h 15

Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois a stipulé que : « interroger le ministre sur les conditions dans lesquelles les forces de l’ordre ont eu recours à la force lors de différents événements survenus à Paris depuis la manifestation du 17 novembre 2020 ». Cela : « s’inscrit dans le cadre de la mission de contrôle de l’action du gouvernement par le parlement ». Contrôle notamment des actions de forces de sécurité intérieure et son efficacité.

 

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