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Lorsque le ministre de la Santé Olivier Véran a appris que la décision a été acclamée par l’opposition dans l’Assemblée Nationale il a pris une crise de colère. En effet il a fait un détour au Palais Bourdon pour faire part de sa colère et son indignation. Il est tout de même important de souligner que les députés LREM étaient peu présents ce jour.

Un détour pour mieux expliquer la situation des soignants face à l’urgence sanitaire

Le ministre de la Santé Olivier Véran a tenu à donner une explication nette sur la réalité quotidienne des hôpitaux. Le service de réanimation, les aides-soignants ainsi que les malades traversent des moments difficiles face à la pandémie. Le ministre a donné une image de ce qui s’y passait vraiment : « Dans la première chambre il y avait un jeune homme de 28 ans, dans le coma, intubé, ventilé, avec pas loin de dix pousse-seringues pour pouvoir à la fois l’alimenter et lui fournir les médicaments essentiels pour le maintien de sa vie ».

Pendant que le ministre expliquait la situation, l’Assemblée était remontée. On pouvait entendre les protestations, les voix des députés pendant son intervention. Et c’est là que le ministre de la Santé Olivier Véran s’est vu rouge de colère. Il a continué par : « C’est ça la réalité mesdames et messieurs les députés, si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! » Et il a marqué son intervention par la phrase suivante : « Vous êtes en train de débattre sur un sujet, alors que nos soignants se battent pour sauver des vies ».

L’information qu’il essayait de transmettre fut-elle comprise ?

Le ministre de la Santé Olivier Véran aurait vu par la suite la continuité du débat parlementaire. Il a vu l’image des députés de l’opposition qui étaient debout et qui l’acclamaient en applaudissant. Il a ainsi voulu comprendre le « pourquoi du comment » en s’adressant à son cabinet. « J’ai demandé à mon cabinet : pourquoi applaudissent-ils ? Nous avons vaincu l’épidémie ? Pourquoi applaudissent-ils ? Pour rendre hommage aux soignants ? » On lui aurait expliqué par la suite le pourquoi du comment. « Il m’a expliqué que non, les députés de l’opposition étaient debout pour applaudir le fait qu’ils allaient voter la fin de l’urgence sanitaire à la mi-décembre et la fin du confinement à la fin novembre, quoi qu’il arrive dans notre pays. Le décalage était total que j’ai décidé de venir dans cet hémicycle ce soir ».

Le ministre de la Santé Olivier Véran a tenu à soulever et à expliquer la question la question sur la « réserve des votes », chose qui s’applique sur le reste des articles et amendements. Puisqu’il n’y aura qu’un seul vote pour l’ensemble de textes avec amendements.