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Gérard Jugnot était l’invité d’Audrey Crespo-Mara, cette rencontre fut le théâtre de ce qui était intime pour l’acteur français. Un retour dans le temps pour atterrir dans son enfance. Il évoque tendrement sa relation avec son père et il a profité de l’occasion pour donner son avis sur la situation et sur les conséquences de l’épidémie.

Gérard Jugnot toute en rigolant a commencé sa narration par : “A partir du moment où vous ne ressembler pas à Alain Delon, il fallait trouver quelque chose d’autre”. L’acteur aux mille carrières n’a rien perdu de sa joie de vivre. L’humour et l’autodérision signent chaque apparition de Gérard Jugnot.

“C’est un vertige d’exister”
– Gérard Jugnot

Gérard Jugnot est un homme comme tant d’autres, sauf que lui, il a signé une brillante carrière dans le cinéma français. Quand il avait commencé, il se disait : « Après un constat déplorable, une jeunesse modeste, anodine et sans lumière, il a fallu que je fasse briller tout ça, je ne voulais rester dans du gris ». Gérard Jugnot juge un peu trop peut-être sa vie, mais visiblement prend toujours le bon côté des choses, il a ajouté ceci : « Mes parents m’ont appris la gourmandise et le cholestérol et j’aurais préféré qu’ils me fassent découvrir Buster Keaton et Mozart ».

Gérard Jugnot voulait découvrir le monde des artistes, son père s’arrangeait toujours pour le refroidir, il disait : « T’emballe pas ! ». Mais sa persévérance et sa ténacité finissent par le pousser à aller de l’avant, et ça finit par payer. 1991 marque la carrière de l’acteur, il réalise « Une époque formidable », qu’il va dédier à son père. « Quand j’étais petit, mon père c’était un Dieu. Après je me suis aperçu qu’on ne se comprenait pas sur certaines choses », c’est avec émotion qu’il relate son passé avec son géniteur.

« La comédie ne se fonde que sur le noir »

Toutefois le pessimisme de Gérard Jugnot est une chose que son père lui a léguée. À une différence près, le père n’avait pas son sens de la dérision. « Père n’était pas doté d’un sens de la dérision, il ne pouvait pas transformer cette noirceur en plaisir ». Lui, il va utiliser ce côté obscur un peu dépressif en quelque chose de positif : “La comédie ne se fonde que sur le noir”, « Tous les gens qui font de la comédie possèdent au fond d’eux un côté inconsolable d’être né et que ça ne se termine pas très bien. C’est un vertige d’exister ».

Il continue son histoire et il marque le coup en publiant « C’est l’heure des contes ». Des écrits pour actualiser les livres pour enfants. Il a ajouté par la suite : « Barbe bleue peut très bien s’inscrire dans la Vague Me TOO, il pourrait être un producteur par exemple ». Quand le sujet fut l’actualité et la crise sanitaire, on retrouve un Gérard Jugnot plus sérieux. « En ce moment, je ne suis pas déçu. Entre les fous des terroristes, la terre qui se réchauffe, on est gâté ». Il a tout de même dit être inquiet par rapport aux hôpitaux surchargés. Dans la foulée, Gérard Jugnot critique les réseaux sociaux : « qui disent n’importe quoi », et il a rajouté ceci : « Les cons sont partout chez eux en ce moment ! » Gérard Jugnot n’a pas perdu de son charisme ni de son sourire, l’acteur de « Splendid » reste fidèle à lui-même.

 

 

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