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La classe politique française se met en débat sur un point stratégique : le vote par correspondance. Les États-Unis ont eux eu recours au vote par courrier pour la dernière élection présidentielle dernière. Ce qui a fait augmenter le taux de participation des électeurs.

Les états-majors de la politique française ont suivi de près l’élection présidentielle américaine. Tout le monde pouvait étudier tous les points forts comme les points faibles. On réfléchissait sur le populisme Trumpisme, la popularisation extrême des débats publics et bien autres encore. Un point semblait mettre en avant cette élection made in América, c’est l’augmentation du taux de participation des Américains à l’élection. Les États-Unis ont fait une participation surprenante malgré le Covid-19 et la crise sanitaire dont le pays est le plus touché au monde. En effet, on estime une participation qui va de 65,1 % à 69 %. Près de 70 millions d’électeurs sont par ailleurs passés par le vote par correspondance. Le vote par correspondance a fait son effet, malgré les dires du président sortant Donald Trump. Pour l’ex-président, l’élection a été truffée de fraudes.

Le vote par correspondance, aux oubliettes depuis 1975

Depuis, on se pose la question sur le retour du vote par correspondance en France. Justement pour faire augmenter le taux de participation des électeurs. Les chiffres sont là, le second tour des municipales, le 28 juin, le taux de participation n’a pas failli atteindre les 40 %, en effet c’était à 41,6 %. Si on sort du concept, « crise sanitaire », les chiffres parlent d’elles-mêmes. Comme exemple, les Européennes de 2019, on avait atteint les 50 %, qui sont un score record tout de même.

De par son histoire, le vote par correspondance n’est pas chose nouvelle pour l’Hexagone. C’était en 1909 et en 1924 que la France utilisait occasionnellement le vote par courrier pour la première fois. Et c’est à partir de 1946 que le vote par correspondance était devenu régulier. Suite à des fraudes comme « bourrages d’urnes », « faux émargement », selon le ministre de l’Intérieur de 1975 Michel Poniatowski ; le vote par correspondance a été annihilé et fut remplacé par le vote par procuration. Depuis, le vote par courrier est aux oubliettes. Les temps changent et les techniques pour la sécurisation des voix vont de même ainsi que la certification des votes. La question qui se pose est : pourquoi se priver du vote par correspondance aujourd’hui ?