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La police rapplique sur les lieux, aussitôt, le campement de migrants monté et le démonte avec violence. Darmanin se dit offusqué par les images.

Gérald Darmanin a demandé au préfet de police un rapport concernant l’attitude « choquante » de la police face à ces images.

La place République a été le théâtre d’une confrontation entre les migrants qui ont tenté en vain de dresser leur campement et la force de police qui a démonté ceci par la violence. C’est ce lundi soir que la place fut envahie par des migrants. Ces derniers viennent d’un camp d’exilés démantelé il y a quelques jours de cela. L’objectif étant de se mettre à l’abri de la pandémie de Coronavirus.

Mahdi Jafari, un Afghan de 19 ans a porté son explication de la situation qu’il a vécu quand il essayait de monter sa tente vers 19 h du soir : «  On était sur le campement, on a été virés le jour où les autres ont été emmenés dans le bus (pour être mis à l’abri) et depuis on est à nouveau dans la rue où la police ne nous laisse pas dormir ».

Tentes enlevées de force par la police

La force de l’ordre a donc entrepris la démarche pour enlever les tentes. Elle a été huée par les migrants et les militants. La police a donc démantelé une partie du campement sans ménagement dans certains cas, il y avait encore des personnes à l’intérieur. L’action se termine par le lancement de gaz lacrymogène et de grenades de dés-encerclement. Quelques centaines d’exogènes et militants ont été éparpillés irrémédiablement.

Ian Brossat, adjoint de la maire de Paris, en charge de l’accueil des migrants et réfugiés, a commenté la scène par : « L’État donne de lui-même un spectacle lamentable (…) une réponse policière à une situation sociale ». Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur a évoqué des images « choquantes ». Il a par la suite expliqué sa démarche : «  Je viens de demander un rapport circonstancié sur la réalité des faits au préfet de la police d’ici demain midi ? Je prendrai des décisions dès sa réception ».

Campement à Saint-Denis démantelé

C’est sous une bretelle de l’autoroute près du Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) que se trouvait un campement de fortune qui a été démantelé. Depuis plus de 3 000 personnes avaient profité d’une mise à l’abri dans des centres d’accueil ou des gymnases en Ile-de-France. Cependant, 500 à 1 000 personnes se retrouvent dans la rue sans avoir été prises en charge. Depuis, ces gens sont dans la rue en lisière à Paris, informations qui viennent d’une association qui les aide. Et qui dénonce par la suite les abus de la police.