Evolutions et variablité du climat
Présentation
La Terre s'est formée il y a 4.6 milliards d'années. Avant l'apparition des prémières formes de vie il y a environ 3.5 milliards d'années, les émissions de gaz volcanique se sont accumulées puis ont donné naissance à l'atmosphère.
Depuis cette période le climat de la Terre s'est réchauffé puis refroidit pendant de longues périodes, le climat n'est donc pas une constante.
Eres glaciaires et périodes chaudes
Le soleil et les océans ont une action importante sur les changements climatiques. Dans les années 1940, un géologue yougoslave, Milutin Milankovic découvrit que les variations périodiques de l'orbite de la Terre autour du Soleil modifie son exposition au rayonnement solaire.

Inclinaison et oscillation de la Terre
Le climat peut aussi changer à la suite d'une éruption volcanique ou d'un changement des grands courants marins.
A la mi-juin 1991, les Philippines connurent l'éruption volcanique la plus importante depuis celle du Perbuatan à Krakatoa. Vingt millions de tonnes de dioxyde de souffre furent projetées dans l'atmosphère, une fois dans la stratosphère ce gaz se transforma en acide sulfurique, cet aérosol se propagea rapidement autour de la Terre et en refroidit la température moyenne de 0.5°C.
Les images satellites ci-dessous montrent la répartition des aérosols d'origine volcanique dans l'atmosphère une semaine après l'éruption du Pinatubo (première image), puis dix semaines plus tard (seconde image). On remarque bien que les aérosols envahissent progréssivement tout le globe.

Evolution du climat de 4600 millions d'années jusqu'a nos jours
La ligne horizontal indique la moyenne de température actuellement.

El Niño et la Niña
Il semble de plus en plus évident que les modifications des températures de surface de l'océan Pacifique déterminent beaucoup d'épisodes météorologiques mondiaux.
L'apparation d'eau de surface bien plus chaude que la normale le long de l'Equateur est le signe de mise en place du phénomène El Niño, il provoque une sécheresse très importante en australie alors qu'au même moment que les côtes de l'Amérique du Sud connaisse des pluies très abondantes.
La Niña quand à elle provoque l'effet inverse.
Pour prévoir l'arrivée d'El Niño ou de la Niña on utilise l'indice IAO (indice Australe d'oscillation) cette indice est calculé par la différence de pression entre Tahiti et Darwin par rapport à une moyenne de 30 ans, quand l'IAO est fortement négatif pendant plusieurs mois on annonce l'arrivée d'El Niño s'il est positif on annonce l'arrivée de la Niña.

Courbe de l'indice IAO depuis 1880
Le changement climatique d'origine antrophique
Les gazs dits à effet de serre (dont la vapeur d'eau, l'ozone, le gaz carbonique et le méthane) rendent notre planète habitable parcequ'ils piègent une partie du rayonnement infrarouge émis par notre Soleil.
Ces gazs permettent à la Terre d'avoir une température globale constante entre le jour et la nuit.
A notre époque postindustrielle, la concentration de ces gazs dans l'atmosphère s'est accrue. De ce fait l'effet de serre s'accentue et la Terre devient plus chaude.

Evolution de la concentration en gaz carbonique depuis 1900
Cette montée de la concentration en C02 s'explique par la croissance démographique mondiale. Nous sommes passé de
2 milliards d'habitants en
1900 à presque
7 milliards en
2000 !
L'
Homme consomne donc
énormément d'énergie, dorénavant la consomnation de l'Homme est trop importante pour que la Terre puisse y répondre.
Nous sommes donc en
phase de
consomnation abusive des
ressources Terrestres.
Depuis
1980 la
température globale Terrestre (terres + océans) a augmenté de
0.5°C.Ceci peut paraitre peu mais à l'
échelle locale nous avons assister à une
augmentation de 2/3°C voir plus de la température moyenne annuelle, principalement dans les
hautes latitudes de l'Hémisphère Nord.lmmoi

(Source : nasa.gov)
L'
évolution futur du climat est encore bien entendue sujet à de nombreuses contreverses, néanmoins de
nombreuses rétroactions positives sont à craindre.
Le
permafrost en est déjà le premier exemple, les
sols sibériens gelés constamment sont un
véritable puit à méthane dûe à la
décomposition de végetaux anciens.
La
Sibérie occidentale, selon Larry Smith de l'université de Los Angeles, contient environ
70 milliards de tonnes de méthane, soit un
quart du méthane stocké à la surface de la planète (une particule de méthane contribue 21 fois plus à l'effet de serre qu'une particule de gaz carbonique).
Le dernier rapport du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) tiendra compte de ce nouvel élèment, ces prédictions pour l'évolution du climat jusqu'en 2100 seront donc sans doute revues à la hausse.
Un changement climatique ayant pour origine l'Homme est donc en route. Pour essayer de ralentir ce changement nous vous suggèrons de participer au
défi pour la Terre organisé par la
fondation Nicolas Hulot et l'
Ademe.
Ce dossier sera remis à jour une fois par an voir plus, pour vous informez des dernières évolutions en la matière.